Le plâtre ou stuc est appelé « al Gabs ». La mosquée almohade de Tinmel témoigne de l’usage du plâtre dans l’architecture marocaine depuis le XIIème siècle. Les étapes de fabrication sont :

  • La préparation : Le matériau de base est le gypse, cette roche sédimentaire extraite des mines est calcinée, cassée, broyée puis rendue en poudre blanche : le plâtre. L’artisan tamise le plâtre exempt de chaux, le mélange à l’eau puis il l’applique sur les murs et plafonds en couches successives de 3 à 5 cm.

  • La sculpture : Le sculpteur trace la surface à sculpter au moyen d’un gabarit ajouré de motifs de décor, et à l’aide d’un burin, il creuse et façonne le plâtre en suivant les contours du tracé marqués avec un plâtre de couleur plus foncée.

  • Le décor se compose de :

    - Une composition géométrique :dite « attastir » réalisée à base d’opposition ou de croisement de lignes droites.

    - Une composition épigraphique dite « al Koufi », qui se compose d’écriture Koufique et cursive.

    - Une composition florale dite « attawriq » représente la chorégraphie d’une végétation dérivée de l’acanthe, de la vigne, de palmes, de palmettes, d’entrelacs et de fleurons.

Le plâtre recouvre :

  • Les têtes des colonnes, les arcs et les intrados de la salle de prière.

  • Les murs périphériques entourant la salle de prière et la travée centrale de cette salle.

  • Les plafonds des porches, des halls et des salles de la medersa.

  • Les plafonds et les arches des salles d’ablution.